Par Emilie Souillot
Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 20:26

Les « Qui Song-t-elles » est un groupe vocal d’une vingtaine de personnes, uniquement des femmes, chantant des chansons françaises dans une mise en scène soignée. Des femmes qui chantent l'amour, crient leur espoir, et rassemblent le monde. C'est du pur bonheur.

Venez découvrir le choeur Qui song t'elles ainsi que la chorale de l'école Lorca de Vaulx-en-Velin (composée de 80 enfants, ils nous chanteront 3 chansons de la résistance) le mardi 31 janvier de 18h à 22h au Centre Culturel et de la Vie Associative de Villeurbanne (234 cours Emile Zola - métro Flachet).
Le bénéfice de cette soirée contribuera au financement de la 2ème édition : "RésistanceS et DéportationS"..."les allemands et autrichiens anti-nazis"..."les étrangers dans la résistance française" organisés par l'AFMD 69 et l'ANACR de Villeurbanne.

Programme de la soirée

*18h15 Présentation du projet "RésistanceS et DéportationS" 2ème édition.
*18h15 Chorale de l'école Fédérico Garcia Lorca de Vaulx-en-Velin.
*18h40 Poèmes et vidéos ("Louis Croppi" réalisé par des parents de l'école Château Gaillard, et "La Force de Résister" réalisé par l'AFMD 69).
*19h20 Buvette et buffet.
*20h30 les "Qui song t'elles".
*Buvette

Tarif

-moins de 20 ans et chômeur 5€ et adulte 10€ (si billet pris à l'avance)
-13€ et 7€ si pris sur place
*spectacle que j'ai filmé le 5 mars 2009 à l'Espace culturel du Rize à Villeurbanne.

Site internet des Amis de la Fondation de la Mémoire pour la Déportation :
L’AFMD a pour but de contribuer, par tous les moyens possibles, au développement et à la réalisation des objectifs de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD).
Projet Histoire et Mémoire
: Ce blog présente un projet scolaire et associatif sur le thème de la Résistance et de la Déportation. Des classes de primaire et collège de Lyon et son agglomération découvrent cette année le thème des résistants allemands, grâce à des conférences, projections, expositions, sorties et voyages.
On Vaulx mieux que ça
: Collectif de citoyens habitant et/ou travaillant à Vaulx-en-Velin (69), militantes ou adhérentes de diverses organisations syndicales ou d'associations, s'inspirant entre autres du programme du Conseil National de la Résistance et des diverses pratiques des Bourses du travail à leurs débuts. Nous faisons nôtre l'appel des Résistants et tous les appels dans le monde pour une vraie justice sociale et une véritable démocratie citoyenne.

 

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Par Emilie Souillot
Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 23:25

MORIARTY : ovni de notre paysage musical

moriarty-copie-1.jpg Trouvez le point commun :
Rosemary Moriarty, Tom Moriarty, Arthur Moriarty, Zim Moriarty
et Charles Moriarty.

 

Réponse : MORIARTY !


Ces 5 compères d'origine américaine, française, viétnamienne et suisse fondèrent le groupe en 1959, heu pardon, 1995.

Le nom Moriarty fait référence à Dean Moriarty le héros de Sur la route de Jack Kerouac. Leur musique teintée de blues et de country nous emmène très loin. Leur interprétation nous rapproche les uns des autres, c'est le seul groupe actuellement en France qui me procure cette joie, ce bonheur d'écouter un son chaud, pas du tout aseptisé comme la plupart des groupes qui enregistrent en studio (et même en live d'ailleurs !!!). Dès leur début ils ont pris l'habitude de jouer et de chanter autour d'un seul et même micro ce qui donne tout de suite un sentiment de partage de la musique, aucun ne prend le dessus sur l'autre, pas de star, bon il y a Rosemary mais c'est une fille alors c'est normal qu'on la voit mieux, et oui ! Pour ceux qui ont eu la chance de les voir en concert, vous avez pu découvrir "Gilbert", une tête de chamois empaillé semble-t-il, que Rosemary la chanteuse, porte des fois sous son bras. C'est aussi cela Moriarty, des surprises et de l'imagination. (photo ci dessous : Rosemary Moriarty par Thomy Keat tous droits réservés).

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En 2005, Moriarty rencontre Deschamps et Makeïeff (les créateurs des Deschiens) qui coproduiront leur premier album : Gee Whiz But This Is A Lonesome Town (2008) avec le label naïve. La chanson Jimmy est un succès. 1 an après sa sortie, l'album est disque d'or et atteindra les 150 000 ventes.

 

 

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Leur dernier album est sorti en 2011 et s'intitule The Missing Room. L'album est précédé d'une tournée de concert afin de confronter les nouveaux morceaux au public. Ils ont monté leur propre label (Air Rytmo) et quitté naïve afin d'être libre dans leur création et de contrôler la sortie de leur album. Ce dernier comporte 14 dessins en noir et blanc d'inspiration bande dessinée policière réalisé par Stephan Zimmerli, le contrebassiste du groupe. L'inspiration est toujours là et des titres comme Isabella ou encore Where Is The Light sont incountournables.

 

Je vous laisse découvrir ce web documentaire réalisé par 22marsproduction d'une durée de 20 minutes.

"C’était au printemps dernier, à la cigale, en marge d’un concert qui fut mémorable. Nous n’avions jamais diffusé ces images, réalisées avec l’aimable complicité de naïve. Les Moriarty font ce soir leur Olympia. C’est sans doute l’un des groupes français les plus talentueux - et les plus allumés - du moment. " (22 mars production -2008)

 

Site internet : Moriartyland  

 



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Par Emilie Souillot
Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 13:47

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BRASSENS OU LA LIBERTE
Exposition à la Cité de la Musique jusqu'au 21 août 2011.
Imaginée par Clémentine Deroudille (journaliste)
et Joann Sfar (dessinateur et auteur)


Il n'est pas encore trop tard pour aller voir et écouter l'exposition  "Brassens ou la Liberté" à la Cité de la Musique à Paris. Ca fait déjà 30 ans que l'ami poète nous a quitté, et il aurait eu 90 ans cette année. Mais Brassens n'est pas mort. Ses chansons nous traversent, et toutes les générations le chantent et le jouent encore. Cette exposition se terminera le 21 août. Et avec un peu de chance, pendant l'exposition, vous serez peut-être appelé au téléphone par Brassens...

Georges Brassens préférait le jazz à la musique classique. Sa rencontre avec le batteur de jazz Moustache au club du Vieux Colombier fut une immense joie pour lui. Des années plus tard, son ami lui promit d'adapter et d'enregistrer ses chansons en jazz. Ils formèrent un groupe avec de prestigieux musiciens comme Benny Vasseur, François Guin et Jean-Gabriel Bauzil : les Petits Français. L'album qui en résulte s'institule Brassens-Moustache jouent Brassens en jazz (1979). Il comporte 23 chansons de Brassens.

 

J'en profite pour vous dire que du côté musical, cette année, on arrête pas les hommages au poète. Voici les quelques disques que vous retrouverez chez votre bon disquaire préféré :

 

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Les Pommes de ma Douche...émules de Django, disciples de Brassens. Superbes reprises des merveilleuses musiques de Brassens en 2CD. Sorti le 26 mai 2011 / Le chant du monde.

CD 1

01 : L'Ancêtre
02 : Le temps ne fait rien à l'affaire
03 : Je m'suis fait tout p'tit
04 : Les Sabots d'Hélène
05 : Auprès de mon arbre
06 : Les amoureux des bancs publics
07 : Quatre-vingt-quinze pour cent
08 : Le Cocu
09 : L'Orage
10 : Maman, Papa
11 : La Marine
12 : J'ai rendez-vous avec vous
13 : Trompettes de la renommée

 CD 2

01.Le parapluie (chanté par Lorène Devienne)/02.L'Orage (chanté par François Pirette)/03.La Marine (chanté par Alain Présario)/04.La Fille à cent sous (chanté par Alain Paucard)/05. Les Amoureux des bancs publics (chanté par Jean-Marc Desbois)/06.La Femme d'Hector (chanté par François Pirette, Lorène Devienne & Jean-Marc Desbois).

 

escoude brassens Christian Escoudé joue Brassens : Au bois de mon coeur. Enregistré en juin 2010 au studio La Fonderie / Sextan (Malakoff). Le guitariste n'a gardé que les mélodies de Brassens, le reste il l'a façonné avec ses compagnons Pierre Boussaguet (contrebasse) et Anne Pacéo (batterie) pour nous faire entendre de merveilleux arrangements et harmonies.

01. Au bois de mon coeur/02. Le petit cheval /03. La non demande en mariage /04. Cupidon s’en fout
05. Les passantes (feat. Biréli Lagrène) /06. Il n’y a pas d’amour heureux /07. Je me suis fait tout petit /08. Dans l’eau de la claire fontaine (feat. Swan Berger) /09. La princesse et le croque note /10. Le vieux Léon /11. Les amours d’antan /12. Les copains d’abord /13. L’orage (bonus track)/

 

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Brassens chanté par :

Agnès Bihl:La chasse aux papillons/Maman, Papa (avec Aldebert) 

Aldebert:Les copains d’abord/Maman, Papa (avec Agnès Bihl)

Yves Jamait:Le parapluie/Marinette

Debout sur le zinc:Les passantes/Mourir pour des idées

Les Ogres de Barback:Les sabots d’Hélène/Je m’suis fait tout petit

Weepers Circus:La cane de Jeanne/Le parapluie

 

Album paru le 20 juin 2011 - Formulette production/ Je suis mitigée pour cet album, je ne trouve pas que c'est une pure réussite mais il mérite toutefois d'être écouté.

 

u3661585692508.jpg Georges Brassens : Hommage (Févr. 2011 / Believe / Epm-25 titres)

André / Angel Parra / Anne Sylvestre / Chanson Plus Bifluorée [+ 11 artistes]Francis Lemarque / Georges Brassens / Georges Chelon / Gérard Cailleux / Jacques Douai / James Ollivier / Julos Beaucarne / Marc / Marc Ogeret / Marc Robine / Michele Bernar.


Liste des titres : 01.Les passantes/02.Saturne/03.Les oiseaux de passage/04.Les amoureux des bancs publics/05.Le temps ne fait rien à l'affaire/06.Le vent/07.Les ricochets/08.Le petit cheval/09.Ballade des dames du temps jadis/10.Merci brinmin des coups (l'auvergnat)/11.La mauvaise réputation/12.Brave margot/13.Il n'y a pas d'amour heureux/14.La marine/15.Gastibelza, l'homme à la carabine/16.La légende de la nonne/17.J'ai rendez vous avec vous/18.Pauvre martin/19.Marinette/20.Marquise/21.Il n'y a pas d'amour heureux/22.Le gorille/23.Le mauvais sujet repenti/24.Hécatombe/25.Corne d'aurochs.

(à écouter pour les nostalgiques).



georges-brassens-brassens-et-le-jazz-compilation Et le double album Georges Brassens et le jazz  (paru 14 mars 2011 - Attention édition limitée !!!) regroupant pour la première fois les 2 albums : l'album Giants of Jazz play Brassens et l'album Hampton, Salvador, Clark Terry, Moustache et leurs amis jouent Brassens. Vous pouvez écouter tous ces titres sur Deezer pour vous faire une idée.

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Profitez en cette année pour vous nettoyer les oreilles avec les musiques de ce merveilleux artiste qu'est Georges Brassens. Allez écouter toute sa discographie et lisez des livres qu'il nous recommande :

Mon oncle Benjamin de Claude Tiller, Les nourritures Terrestres de André Gide, Messieurs les ronds-de-cuir de Courteline, Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, La ballade de la gêole de Reading de Oscar Wilde, La Généalogie de la morale de Nietzsche et biensûr le livre La tour des miracles de Brassens. 

 

Bon été !!!


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Par Emilie Souillot
Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 15:10

 


Mon ami Jérémy Zucchi, (également étudiant en cinéma à l'université Lyon 2 en 2009) m'a beaucoup aidé dans la deuxième phase du montage du film sur le Hot club de lyon. Le film durait à peu près 2h dans sa première version. J'ai recoupé, modifié, changé pour arriver à une version plus courte. Le film était terminé. Du moins je le croyais. C'est à ce moment-là que Jérémy intervint. Il m'aida à prendre du recul sur le film, à ajouter des petites notes qui ne viennent pas ébranler le film, mais qui viennent lui donner de "la chair" pour reprendre ses termes. On a rajouté quelques plans au film. Etant donné l'ajout de plans, il fallait reprendre le mixage son. Il m'a aidé à faire l'étalonnage qui consiste à donner une tonalité de couleur sur l'ensemble du film.

Puis une fois le film terminé, Jérémy s'occupa du graphisme du dvd, de l'affiche du film et de ce blog. J'avais déjà bâti la structure du graphisme de mon blog. J'ai effectué un montage photo avec la tasse de café, le vinyle, la revue et le cendrier, et je voulais qu'en passant la souris sur l'un des objets, on puisse choisir différentes rubriques (journal de bord, extrait de film, la collection, le jazz, ses histoires). Jérémy a gardé cela tout en rajoutant le graphisme autour : la fumée, le musicien trompettiste, le vinyle, tous ces éléments reprennent l'affiche du film. Il a ajouté également une version diapositive aux objets lorsque l'on clique sur l'un d'eux.

Vous pouvez retrouver l'une de nos discussions sur le film dans les bonus du DVD. On échange sur la fabrication du film, les problèmes rencontrés, les bons moments, le montage et notre collaboration. Retrouvez ci-dessous les articles que Jérémy a écrit sur son blog concernant le film Histoire(s) de jazz : le Hot Club de Lyon et visionnez la vidéo (ci-dessus) présente sur les bonus du DVD où il raconte son travail sur le film.

Graphisme du blog
Etre assistant monteur d'un documentaire

Affiche du film

DVD du film Histoire(s) de jazz

et un article sur le film de sa compagne Cécile Desbrun (journaliste).

 

 

 

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Par Emilie Souillot
Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 13:46

Ici, je révèle ma conception du tournage et du montage dans la fabrication du film documentaire Histoire(s) de jazz : le Hot club de Lyon : intuition, organisation, improvisation.

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Le tournage

Le tournage a une part d’intuition. Je mets en place, j’organise des éléments. Et je laisse les choses se faire. Je fais confiance aux gens. Je fais confiance à leur vie, à leurs histoires qu’elles soient drôles ou non.

« On fait avec et on construit avec (…) le documentaire (…) c’est faire confiance à ce qui se passe. » (Mariana Otero) (1) .
Je pense qu’il n’y a pas de mauvaises histoires. Chaque personne a son histoire à raconter.

Le montage : un acte créatif et improvisé

Le montage est le moment où tout se met en place, où l’on découvre d’autres éléments qu’on n’avait pas décelés pendant le tournage. C’est le moment que je préfère et que je trouve très proche du jazz. J’ai une démarche relativement intuitive qui se rapproche de l’improvisation. J’essaie de faire dialoguer les différentes séquences entre elles. Il y a le thème dans le jazz, ce moment sur lequel tout le monde s’accorde, un peu comme une ligne directrice qu’il faut avoir dans le montage pour ne pas perdre le spectateur et il y a le solo où chacun s’exprime, dialogue, c’est l’instant où la liberté prend le dessus sur la contrainte. Il y a également un autre moment, celui des pauses, où l’on peut respirer, où on laisse divaguer son esprit. Ce n’est pas fréquent de voir cela dans la plupart des films et c’est bien regrettable. Il est plaisant d’entendre un solo de saxophone, un vrai solo où tout le monde s’arrête de jouer pour ne laisser qu’un seul son se perdre dans l’intensité du moment…

Image-2.pngLe choix de la musique de jazz

Il y a ce côté “organisé”, c’est-à-dire « toi tu fais çà et moi je joue çà, tu reprends sur le chorus, là tu fais ton solo... » Et en même temps il y a un moment où l’on découvre quelque chose, où naît le frisson. En même temps, on trouve ce côté « bordélique » que j’aime, où les musiciens se parlent entre eux en jouant pour se dire où reprendre, ou bien une idée qui jaillit et qui veulent faire partager. Puis cet instant qui surprend, cette impression que le musicien joue pour nous seuls, le temps qui s’arrête, le trompettiste fait son solo, silence du public. C’est tout cela le jazz et je me suis rendu compte que c’était très proche de ma manière de concevoir un film documentaire. Pour moi, il est inconcevable de rendre un scénario complet du film avant qu’il ne soit fait. Il s’écrit pendant le tournage et prend tout son sens pendant le montage. Avant le tournage, j'avais préparé quelques séquences à tourner, je savais dans quelle direction aller : scène de l'écoute avec Billoud, rencontre entre anciens et jeunes du Hot club le dimanche, la question "et Boris Vian ?" que j'ai posé à tout le monde, les concerts filmés en plans séquences dont ma première vision d'un Big Band immortalisée dans le film, l'histoire sur Chet Baker etc. Mes recherches avant le tournage, l'enquête menée sur le Hot Club car c'est vraiment une sorte d'enquête que l'on mène lorsque l'on fait un film, m'a permis de collecter un tas d'information sur ce lieu. J'ai pris beaucoup de notes. Il m'était donc plus facile de poser les questions et de pouvoir échanger et me laisser surprendre avec les personnes filmées le jour du tournage. Pour moi, faire un documentaire, c'est se laisser prendre dans une vie qui se crée au fur et à mesure puis d'en comprendre les mécanismes au montage.

Choix d'une démarche non-chronologique

Image-5.pngIl y a eu un film documentaire de 52 minutes produit par Y.N Productions et réalisé par Jérôme Duc-Mauge intitulé Hot club de Lyon. Il retrace un petit historique du Hot club. On peut voir notamment le regretté Raoul Bruckert, personnage emblématique du Hot club puisqu’il a participé à la création en 1948. Il est malheureusement décédé. Je ne voulais pas tomber dans une démarche historique avec les dates et les événements associés.  

Ce qui m’intéressait avec le Hot Club, c’était de dévoiler quelques petites histoires du lieu racontées par ceux qui les ont faites et ceux qui y ont participé. Pour moi, ce qui fait un lieu, c’est ce qu’il a vécu. Ce qui s’est passé à l’intérieur de ses murs. Je ne suis pas à la recherche d’une vérité mais de plusieurs vérités qui appartiennent à chacun.

Car il faut le dire, on ne pourra rien vérifier. Le jazz est un phénomène de l’instant. Ses histoires appartiennent aux légendes toutes transformées et réinterprétées par chacun. Ce qu’on va filmer ne sera jamais retranscrit correctement. Car il faut absolument avoir vécu le jazz pour bien le raconter. Et moi je ne l’ai pas vécu. Alors je ne fais que proposer un documentaire sur les petites histoires du Hot Club de Lyon racontée par les derniers hommes qui ont vécu cette histoire. L’âge d’or du jazz s’est passé dans les années 50 et peu d’entre eux sont présents aujourd’hui pour le raconter. C’est la raison pour laquelle je ne peux prétendre à adopter une démarche historique. Toutefois, je lance l’idée à quelqu’un de s’atteler à ce projet car la matière est énorme. Il serait intéressant d’aller consulter les archives de Monsieur Raoul Bruckert disponible chez son fils Frédéric. Il possède trois gros classeurs avec des articles de journaux de l’époque et des photos originales. Il y a également toute une série de cassettes VHS situées sous les escaliers du Hot Club qui sont entrain de prendre la poussière et l’humidité et qui mériteraient d’être stockées sur DVD avant de disparaître. Le Hot Club, c’est une mine d’or d’Histoire. Il organisa des concerts mythiques avec les grands jazzmen des années 50. Il a permis à la ville de Lyon et ses régions environnantes de voir en représentation des artistes venant de l’autre côté de l’Atlantique. Il serait intéressant d’écrire un livre précis et singulier comme le lieu le mérite avec ses heures de gloire et ses déboires. Plusieurs s’y sont frottés mais sans succès. À l’heure d’aujourd’hui, aucun livre sur ce lieu n’existe.

 

[1] Le Style dans le cinéma documentaire (n°4), L’Harmattan, Paris, 2005. Entretiens et contributions sur le thème « La Part du style », suivis des scénarios « Secret de famille » de Mariana Otero et « Fragment sur la grâce » de Vincent Dieutre.

Photos extraites du film Histoire(s) de Jazz : le Hot Club de Lyon.

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Le Hot Club de Lyon

DVD du film Histoire (s) de Jazz, Le Hot Club de Lyon d'Emilie Souillot
C’est une histoire d’amour, c’est une histoire de jazz...
Racontée, jouée, belle et vivante...

Ce premier film de la collection Histoire(s) de Jazz est consacré au Hot Club de Lyon, fondé il y a plus de 60 ans. Réalisé et monté par Emilie Souillot en 2010, il dure 52 minutes.

Découvrez-le ici

Profil

  • Emilie Souillot
  • Histoire(s) de Jazz - Emilie Souillot, réalisatrice
  • Rhône-Alpes
  • Réalisatrice de films documentaires qui ont pour sujet la transmission, la mémoire et la musique.

NON au barrage Belo Monte

"C'est seulement lorsque l'homme blanc aura détruit la forêt entière, lorsqu'il aura tué tous les poissons et tous les animaux et aura asséché toutes les rivières qu'il s'apercevra que personne ne peut manger l'argent." Raoni, chef de la tribu des Kayapos.

Malgré tous les efforts de Raoni et du soutien de tous, rien n'empêchera la construction du barrage Belo Monte en Amazonie Brésilienne, le 3ème plus gros au monde, qui va tuer plusieurs espèces animales, continuer d'abîmer la forêt amazonienne et faire déplacer des milliers de populations indigènes qui savent encore vivre avec la nature et sans avoir besoin d'argent. Le 1er juin 2011, le feu vert a été donné pour sa construction mais on peut encore faire quelque chose, continuer d'encourager tous les efforts de ces peuples qui ne veulent pas perdre leur tradition, qui veulent vivre en harmonie avec la nature encore longtemps. Signez la pétition, afin que nos idées et nos soutiens puissent encore vouloir dire quelque chose dans un monde qui devient sourd.

Signer la pétition contre le projet Belo Monte

Pour la lire c'est ici

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DANS CE BLOG...

...vous trouverez des éléments sur mes films (articles, photos, archives, mes trouvailles...) et des éléments sur le jazz. Ce sera l'occasion aussi de parler cinéma et surtout de court-métrage afin d'encourager ce format oublié des salles.

les-lutins-du-court-metrage-2006

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Graphisme par Jérémy Zucchi, visitez son site

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